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La politique des petits pas

25 FEV

La politique des petits pas

Le réseau de chauffage à distance mis en place par la Satom constitue l'un des atouts de la commune de Collombey-Muraz en termes énergétiques.

COLLOMBEY-MURAZ - La commune pose les bases d'une stratégie énergétique durable

"Lorsque nous avons relancé la Commission au début de cette législature, nous étion en retard par rapport au label Cité de l'énergie. Aujourd'hui, nous serions à même de le décrocher, bien que ce ne soit pas notre but. Dans le contexte de l'abandon du nucléaire et en lien avec le développement durable, nous voulons toutefois continuer nos efforts". Comme l'explique le municipal Yannick Buttet, Collombey-Muraz travaille à améliorer son bilan énergétique.

Afin d'arrêter des propositions cohérentes, la Commission a d'abord voulu établir un état des lieux. "Il y a quatre ans, nous sommes partis de pas grand-chose en termes de connaissance du terrain", rappelle l'élu. Pour corriger le tir, diverses études ont été menées. Et le CREM de Martigny (Centre de recherches énergétiques et municipales) a été mandaté pour élaborer une planification territoriale. Objectif : définir les consommations et les agents utilisés (gaz, bois, mazout...) et étudier le potentiel de production, en particulier renouvelable.

Une carte pour des recommandations

Constat ? "Au chapitre de la consommation, le bilan est bon. Pour les systèmes de chauffage notamment, le gaz est plus présent chez nous qu'ailleurs en Suisse. De même pour le bois, les pompes à chaleur, le chauffage à distance ou les capteurs solaires", détaille Yannick Buttet.

Le même inventaire a été fait pour la production d'énergie. Collomey-Muraz a des atouts à valoriser. A commencer par un possible développement du Thermoréseau, "si la Satom est partante. Nous souhaitons l'étendre à d'autres secteurs car plus le temps passe, plus cette énergie s'avère intéressante". Au niveau de l'éolien, un potentiel existe "mais plutôt au sommet des crêtes. Ce n'est donc pas une première priorité car, au vu de l'éloignement des réseaux de distribution, nous n'avons pas de moyens pour exporter l'électricité". L'hydraulique offre des perspectives via le turbinage des eaux potables, "mais ceci implique que nous  trouvions de nouvelles sources pour garantir un début suffisant en été et que nous changions nos canalisations". Dans le domaine solaire, le toit du cycle d'orientation accueille déjà des panneaux photovoltaïques. "Des discussions sont en cours pour doubler la surface". Enfin, au niveau du biogaz, les agriculteurs ont été approchés "mais ne sont pas très chauds pour s'unir au vu de l'ampleur des coûts et du manque de retombées immédiates. Certains restent intéressés par des installations plus petites."

Partant de cette radiogrpahie, une carte a été élaborée. Les personnes qui veulent construire une maison ou changer leur installation de production de chaleur y trouvent des recommandations pour guider leur choix, dans chaque secteur du territoire. "Nous ne voulons pas tout passer au renouvelable. Mais suggérer les pistes les plus opportunes en fonction des exigences légales, de l'équipement actuel, de l'ensoleillement, de la qualité du sol..."

Arrêter une stratégie

En s'appuyant sur ce bilan, les autorités vont élaborer une stratégie pour les deux prochaines décennies dans le but de réduire la consommation et d'augmenter la production de renouvelable. "D'ici à quelques années, le canton va probablement rendre obligatoire un plan directeur des énergies pour les communes. Nous avons voulu anticiper et faire le gros du travail afin de pouvoir définir les actions concrètes. Et ce en restant fidèles à notre polique des petits pas, car les grandes théories ne fonctionnennt pas au niveau local".

Article de Lise-Marie Terrettaz, Le Nouvelliste du 21 juin 2012