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Le Haut-Lac a son Thermoréseau

25 FEV

Le Haut-Lac a son Thermoréseau

La compostière de Villeneuve a vécu. Depuis hier, cette dernière a officiellement été transformée en un centre de méthanisation et de production d'énergie renouvelable avec un nouveau groupe chaleur-force. "Celui-ci va créer de l'électrictié et de la chaleur qui sera injectée dès cet été dans le Thermoréseau de Noville, Rennaz, Roche et Villeneuve", raconte Edi Blatter, le directeur de la Satom. "A terme celui-ci générera 12 MW." De quoi devenir le deuxième plus important chauffage à distance vaudois après celui de Lausanne.

Pour atteindre cette puissance globale, la Satom compte également sur les plaquettes produites avec le bois de traitement des espaces verts livré par les communes concernées et par le triage forestier des Agittes. "Les résidus de la méthanisation continueront à être transformés en engrais solides et liquides", souligne le patron qui précise : "La SATOM n'a pas investi dans ce Thermoréseau, c'est le Groupe E. Nous avons uniquement construit la halle à Villeneuve qu'on lui loue. Actuellement, il ne manque que le raccordement du chauffagiste pour que tout fonctionne. De notre côté, nous allons créer un bio-filtre complémentaire pour chasser durablement les mauvaises odeurs bien que selon moi, ce problème n'existe plus depuis un an."

Concernant le dossier du chauffage à distance Collombey-Muraz-Monthey celui-ci "prend un bon virage", dixit notre interlocuteur. "Aujourd'hui, trente immeubles sont raccordés et les propriétaires de cinquante autres ont fait part de leur intérêt. Si ces pistes se concrétisent nous aurions déjà atteint les 80% de notre seuil de rentabilité fixé à 30 MW. Par ailleurs, nous sommes en train d'adjuger le dernier lot (av. de la Gare jusqu'à la piscine, via l'av. de l'Europe). Ce chantier démarrera en août pour se conclure fin 2013. A cette date, le réseau principal (7,2 km) sera alors terminé."

Hier, la Satom a tenu son assemblée générale. L'année 2011 boucle sur une marge d'autofinancement de 6 millions de francs contre 12 en 2010. "Les travaux liés au traitement des fumées nous ont obligés à arrêter nos deux fours à tour de rôle durant le second semestre", explique Edi Blatter. "En décembre, nous étions même à l'arrêt. Nous avons dévié une partie de nos déchets (9800 tonnes) et boues (2500 tonnes) sur d'autres usines (UTO, Uvrier, Tridel, Lausanne). Depuis le début de l'année, la situation s'est inversée. Tridel nous a ainsi envoyé 3300 tonnes de matériaux à incinérer par train".

- Article par FZ du Nouvelliste, le 22 juin 2012