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Une première suisse à Monthey

25 FEV

Une première suisse à Monthey

Energie - La piscine en plein air est désormais chauffée entièrement avec les déchets ménagers brûlés à la SATOM.

Une eau à 27° grâce aux ordures? Encore improbable voici quelques années, le scénario se vérifiera dès ce samedi 3 mai, date de la réouverture de la piscine de Monthey. Cette dernière vient en effet d'être raccordée au thermoréseau de la Satom, qui chauffera les trois bassins ainsi que l'eau sanitaire de tout l'établissement.

"En Suisse, ce sera la première infrastructure à ciel ouvert d'importance à l'être entièrement grâce à la combustion des déchets ménagers" , souligne Charly Orlando, vice-président de l'Association de la piscine.

Modulable et économique, cette nouveauté améliorera le bilan écologique :

" En fonction de la météo, entre 350 et 500 litres de mazout étaient brûlés chaque jour jusqu'ici, soit environ 40000 litres par an, pour obtenir la température désirée et maintenir l'acquis du soleil. Nous éviterons désormais d'envoyer 80 à 100 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère."

En outre, le passage à une énergie renouvelable dispensera d'avoir à couvrir les bassins durant la nuit.

De l'eau plus chaude

Autre intérêt découlant de ce changement: un confort accru pour les baigneurs puisque les 3,8 millions de litres atteindront 27 - 28°, contre 22 - 23° précédemment. L'eau sanitaire des vestiaires et du restaurant affichera quant à elle 60°.

L'investissement s'est élevé à près de 200 000 francs. "Cette installation de chauffage a un caractère provisoire" , rappelle Charly Orlando. "Elle sera déplacée dans des nouveaux locaux techniques qui verront le jour dans le cadre de l'assainissement complet et de la modernisation qui nous attendent ces prochaines années. Nous sommes pour l'heure en phase préparatoire et au stade des études."

Panneaux photovoltaïques à l'étude

Dans ce contexte, la commune de Monthey, partenaire de l'association, envisage elle aussi une mesure à caractère environnemental: "Nous étudions sérieusement la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des vestiaires et du restaurant, ce qui correspond à une surface de 1200 m2 exploitables" , précise Jean-Marc Tornare, municipal en charge des Services industriels et du développement durable. "Une production annuelle de quelque 200000 kWh est attendue, soit l'équivalent de la consommation d'une soixantaine de ménages."

Article de Lise-Marie Terrettaz, Nouvelliste du 29 avril 2014