Téléphone:+41 24 472 77 77 Email: info@satomsa.ch

Monthey et Collombey-Muraz feront déchetterie commune

17 AOU

Monthey et Collombey-Muraz feront déchetterie commune

Déchets - L'introduction de la taxe au sac début 2018 incite Monthey et de Collombey-Muraz à réfléchir à une solution commune.

Les municipalités de Monthey et de Collombey-Muraz sont en train de planifier l'introduction de la taxe au sac en 2018. Elles ont demandé à la Satom de leur faire des proposition en vue d'une politique commune, tenant compte des modifications de comportement observées notamment sur la Riviera vaudoise.

Les deux collectivités publiques ont approché la SATOM en vue de se doter des infrastructures nécessaires liées à l’introduction de la taxe au sac en 2018. «Nous avons approché ensemble la SATOM pour lui demander des propositions», notent Gilles Cottet et Sandra Cottet-Parvex, municipaux chargés du dossier dans leurs exécutifs respectifs. «Nous espérons avoir un premier retour cet automne afin d’aller rapidement de l’avant.»

A Monthey, la réflexion a commencé par le déménagement temporaire – entre 2014 et 2015 – de la déchetterie en raison du chantier d’assainissement du Pont-Rouge. «Lorsqu’il a fallu la remettre en place, nous avons évalué l’idée de l’adapter à une ville de 18000 habitants au lieu des 14000 pour lesquelles elle a été construite en 1993, reprend l’élu montheysan. Si elle fonctionne bien, elle n’est plus en phase avec la démographie actuelle.»

Un crédit d’engagement de 1,3 million a d’ailleurs été inscrit au budget 2016 pour la réalisation d’infrastructures modulaires sur deux niveaux avec accès adaptés.

Un bassin de 30 000 personnes

A Collombey-Muraz, les données de départ sont un peu différentes. «Nos citoyens amènent leurs détritus sur la place de déchargement de la SATOM, avec qui nous avons une convention jusqu’en 2021. Il n’y a donc pas urgence, souligne Sandra Cottet-Parvex. Par contre, vu le contexte actuel, nous avons voulu voir dans quelle mesure des synergies seraient possibles avec Monthey.»

Le contexte, c’est l’introduction généralisée de la taxe au sac au 1er janvier 2018. «Comme la problématique est la même pour tous, autant l’analyser entre voisins. Il faudra pouvoir répondre aux besoins d’un bassin de 30000 habitants», reprend Gilles Cottet.

Des Montheysans à Collombey et vice-versa

Dans la mission confiée à la SATOM figurera le choix de l’emplacement. «En tenant compte de ce qui existe déjà, les discussions préalables laissent à penser que pour améliorer le confort des utilisateurs et éviter des surcharges de trafic, un complexe multisite serait envisageable.» Sandra Cottet-Parvex complète: «Les deux localités sont géographiquement de plus en plus imbriquées. Les infrastructures actuelles semblant, a priori, bien positionnées, les Collombeyrouds des Vergers pourraient se rendre à la rue des Saphirs et les Montheysans habitant les Aunaires à la SATOM. Un système de contrôle d’accès harmonisé devrait être mis en place. Techniquement, c’est faisable.»

Une gestion en partenariat avec la SATOM?

Pour le directeur de la SATOM Edi Blatter, le principe de multipolarité ne serait pas dénué d’avantages. «On sait que la taxe au sac génère une augmentation de la fréquentation. Si l’accord passé avec Collombey fonctionne bien en parallèle au trafic professionnel, nous devons aussi prendre en compte nos chantiers en cours. Conserver plusieurs emplacements peut ainsi s’avérer intéressant.»

Le directeur imagine, par exemple, une différenciation faite sur la base de la nature – encombrante ou non – des déchets. «Ces questions seront discutées avec les deux communes en fonction de leurs demandes.»

Quant à la gestion, «la SATOM pourrait être un partenaire, à l’exemple de l’UTO dans la région de Sion», suggère Gilles Cottet. «On pourrait même envisager à terme des sacs SATOM. Cela permettrait aussi de rationaliser la collecte des déchets verts et/ou de table.»

20 à 30% de tonnage en plus en déchetterie

En 2010, Monthey n’avait pas donné suite à une proposition de déchetterie régionale émanant de la SATOM. «L’introduction de la taxe au sac en 2018 modifie le contexte, souligne Gilles Cottet, avant de citer des chiffres. Déjà introduite en 2014 sur la Riviera, elle a généré une augmentation des tonnages dans les déchetteries de 20 à 30%. Cela nous a incités à relancer l’idée. D’un autre côté, le fait que les gens trient leurs déchets est plutôt encourageant.»

- Article du 11 août 2016 par Nicolas Maury